Dépénalisation de l’IVG au Royaume-Uni: une avancée majeure détournée par une vague de désinformation.

Une vague de désinformation a récemment circulé en Europe après un vote de la Chambre des lords britannique le 18 mars. Contrairement à ce qui a été largement relayé sur les réseaux sociaux et par certains médias, le Royaume-Uni n’a pas légalisé l’interruption volontaire de grossesse jusqu’à la naissance.

Le texte adopté vise en réalité à mettre fin à la criminalisation des femmes qui interrompent leur grossesse en dehors du cadre légal. Concrètement, elles ne pourront plus faire l’objet d’enquêtes, d’arrestations ou de poursuites pénales. Cette mesure pourrait également entraîner la grâce de femmes déjà condamnées dans ce type d’affaires.

En revanche, la législation encadrant l’accès à l’IVG reste inchangée. La loi de 1967 continue de limiter l’avortement à 24 semaines de grossesse, sauf circonstances exceptionnelles, et impose l’accord de deux médecins. Les professionnels de santé restent, eux, pénalement responsables en cas de non-respect du cadre légal.

La confusion repose en grande partie sur l’amalgame entre « dépénalisation » et « légalisation ». Le vote s’inscrit dans un contexte de critiques croissantes concernant l’application de lois anciennes, notamment une loi de 1861, utilisée ces dernières années pour poursuivre plus d’une centaine de femmes.

À l’échelle européenne, le paysage reste contrasté, entre pays ayant largement libéralisé l’accès à l’avortement et d’autres où il demeure encadré par le droit pénal. La reconnaissance de l’avortement comme soin de santé et comme droit fondamental reste ouvert, y compris au niveau de l’Union européenne.

Pour une analyse complète et le décryptage des fausses informations, lire l’article sur Euronews: https://fr.euronews.com/my-europe/2026/03/27/le-royaume-uni-a-t-il-legalise-lavortement-jusqua-la-naissance

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