France: Suite aux menaces du Syngof contre l’IVG, elles exigent la radiation des gynécologues concernés

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Alors que le Syndicat national des gynécologues Obstétriciens de France (Syngof) menaçait la semaine dernière de stopper l’IVG s’il n’était pas reçu par la ministre de la Santé, des militants ont envahi ce lundi 18 mars les locaux de l’Ordre des médecins afin de réclamer des sanctions à l’encontre des pratiquants concernés.

Libérez nos IVG” contre les “preneurs d’otages” du Syngof. Voilà la demande formulée par une quinzaine de militants auprès de l’Ordre des médecins ce lundi 18 mars. Dans les locaux, la porte-parole du mouvement, Anaïs Leleux, militante du Groupe F, a interpellé Walter Vorhaueur, secrétaire général de l’Ordre, dénonçant un simple communiqué de sa part condamnant les actions du Syngof et exigeant de ce dernier de véritables sanctions à l’encontre des membres de l’association qui s’attaque de plus en plus régulièrement à l’avortement.

En effet, en septembre dernier, interrogé par nos confrères de Quotidien, Bertrand de Rochambeau, président du Syngof, n’hésitait pas à comparer l’IVG à un homicide. Des propos pour le moins choquant récemment ravivés par ceux du docteur Jean Marty et de la doctoresse Elisabeth Paganelli qui, la semaine dernière, appelaient donc les gynécologues à arrêter les IVG tant qu’Agnès Buzyn ne recevait pas le Syngof pour discuter de questions liées à leurs assurances.

11 800 mails ont été envoyés à l’Ordre des médecins à l’initiative d’Anaïs Leleux appelant à “mettre hors d’état de nuire” le Syngof. Les militants exigent la radiation des gynécologues qui instrumentalisent la clause de conscience dans leurs propres intérêts et ce, à l’encontre des droits des femmes. Ces derniers appellent également à une automatisation des radiations en cas de violences sexuelles, ce à quoi Walter Vorhaueur répond en assurant, sans toutefois préciser de délais, qu’une réforme du code de déontologie est en cours et que ce dernier marquerait noir sur blanc qu’un praticien est condamnable en cas de relations sexuelles avec une patiente, “Cela paraît logique, c’est extraordinaire qu’on doive l’écrire mais il faut l’écrire“, ajoute-t-il.

Aujourd’hui, comme de nombreux pays où beaucoup le pensaient acquis, l’IVG est donc menacé en France et ce, sans que des mesures concrètes ne soient prises à l’encontre de ceux qui entravent les droits des femmes à disposer de leur propre corps sous couvert de “clause de conscience“.

 

https://www.aufeminin.com/news-societe/menace-du-syngof-de-stopper-l-ivg-des-radiations-exigees-s3054202.html