ONU : L’ONU s’engage dans la lutte contre le harcèlement sexuel et les violences faites aux femmes

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L’Assemblée générale de l’ONU a adopté aujourd’hui une résolution sur la lutte contre le harcèlement sexuel et les violences faites aux femmes, que les Etats-Unis ont tenté en vain d’assouplir sur les sujets de l’avortement sécurisé ou de planning familial. L’administration de Donald Trump n’est pas parvenue à faire retirer des mentions de cette résolution non contraignante, portant sur l’accès à des services de santé reproductive, l’avortement sécurisé et le droit des femmes à décider librement des questions concernant leur sexualité. Lors d’un vote réclamé par Washington, 130 pays ont voté en faveur du maintien de ces mentions dans le texte, 31 se sont abstenus et un seul a voté contre: les Etats-Unis

La résolution dans sa globalité a ensuite été approuvée par consensus et sans vote par l’Assemblée générale des Nations unies. En novembre, les Etats-Unis avaient déjà tenté d’édulcorer le texte en commission. Ils avaient souligné alors ne pas reconnaître l’avortement comme une méthode de planning familial. L’administration américaine républicaine ne soutient pas non plus l’avortement dans ses services de santé reproductive, avait alors argué la mission diplomatique américaine. La France et les Pays-Bas sont à l’origine des négociations sur la résolution qui, pour la première fois cette année, après l’émergence du mouvement #MeToo, mentionne la lutte contre le harcèlement sexuel.

En novembre, la France avait critiqué le virage pris par les Etats-Unis, alignés sur les positions de certains gouvernements les moins progressistes en matière de droit des femmes. “Nous avons besoin de l’Amérique dans ce combat contre le harcèlement sexuel, en cohérence avec les valeurs que l’Amérique a toujours portées avec nous”, avait souligné à l’AFP l’ambassadeur français à l’ONU, François Delattre. Selon des diplomates onusiens, les efforts américains pour atténuer la résolution ont été dictés par des partisans ultra-conservateurs du vice-président Mike Pence, farouche opposant à l’avortement. L’administration Trump a arrêté l’an dernier de contribuer au Fonds des Nations unies pour la population, qui permet notamment à certains pays de bénéficier de services de planning familial.

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